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Compte rendu - Journée du 4/12/95: Anderlecht – Alost : 4-0

 

SOURCE : LE JOUR-LE COURIER

 

Arbitre : M. Schellings.

 

Ass : 18.000

 

Buts : Zetterberg(25’, 1-0) – Bosman (38’, 2-0) – Babayaro 47’,3-0) – Boffin (59’,4-0)

 

Anderlecht : De Wilde – Asare – Grun – De Boeck (60’, Rurjes) – Babayaro – Karagiannis (44’, Versavel) – Piermans – Zeterberg – Boffin – Bosman – Presko (76’, suray)

 

Alost : Vaesen – De vleeschauwer – Kanu – Okpara – De Meyst (61’, De Sloover) – Temmerman – Benali – Ebiede – Meyssen (61’, De Meersman) – Carlos (61’, Paas) – Van Ankeren –

 

Zetterberg tient la forme

 

Mon Pär, ce héros : « je peux mieux »

 

Le monde du foot est ainsi fait. Depuis le retour du petit suédois sous le maillot Anderlechtois, combien de fois n’avons-nous pas entendu dans les coulisses du Parc Astrid : « Ce Zetterberg ne vaut pas ce qu’en a dit à Charleroi » ? Vendredi soir, c’était comme ceux-là n’avaient jamais proféré la moindre critique. Le petit numéro 10 du Sporting était «  le roi du terrain », il faisait l’unanimité absolue. Mon Pär, ce héros en quelque sorte. On est content de lui. Ce chouette garçon, à la mentalité exemplaire, méritait bien de refaire partiellement surface.

 

Anderlecht n’a finalement fait qu’une bouchée d’Alost. Une victoire qui doit le laisser à la fois heureux et réaliste. Heureux parce qu’il s’agit d’une double revanche, par rapport à la défaite cinglante de début de championnat et à la période difficile, voire au doute cruel, qui l’accablèrent au mois d’août.

 

   Réaliste, parce que si son équipe affiche aujourd’hui une autre condition, une autre assurance qu’à l’époque, malgré une série de défections qui serait catastrophique sous d’autres cieux, celle d’Alost a suivi exactement le chemin inverse, parce qu’elle n’a pas les mêmes moyens, loin s’en faut, de compenser les indisponibilités, parce qu’elle a eu les yeux plus grands que le ventre, ou tout simplement payé son tribut à une ascension fulgurante.

 

Au chat et à la souris, dans le gruyère

 

   Vendredi tant que ce fut 0-0, le Sporting ne fit pas tellement impression, et il eut besoin d’un petit coup de pouce pour ouvrir le score, Zetterberg, déjà figure de proue de son équipe à ce moment du match et auteur de ce goal déterminant, en convient : « Après un bon départ on a laissé venir Alost trop facilement dans le match. Et  j’ai un peu de chance lorsque j’inscris mon but, c’est clair. La défense adverse perd la balle sous la pression de Preko, qui se heurte au gardien. Le ballon me revient, mais l’arbitre est dans le chemin. Je crie un bon coup. Heureusement, M. schellings m’a dit que, sans ça, il n’aurait pas su que j’étais dans son dos. Il a fait un « grand pont » ou quelque chose du genre. J’ai tiré directement, dans le coin du goal ».

 

La réussite va souvent de pair avec la forme. « Dès qu’on a marqué, ce fut un match à sens unique », continue- t-il. Il ne dit pas : trop facile. Mais c’est vrai que le Sporting joua alors au chat et à la souris dans une sorte de gruyère déglingué, et s’offrit le luxe de gaspiller un lot d’occasions assez invraisemblable (Versavel, Preko, Bosman) qui auraient dû faire monter l’addition pour un Jan Ceulemans largement dépité.                                           Quand on lui parle de cette relative « difficulté de marquer ». Zetterberg privilégie le bon côté des choses : «  Je crois au manque de concentration. Une fois que c’est 3 ou 4-0… Et puis on a encore Joske Weber qui doit revenir, il faudra réapprendre à jouer avec lui, vous voulez un buteur né, le voilà… ». On l’oublie parfois mais Weber, Reinaldo, De Bilde (que Boskamp écarta plus qu’il ne l’épargna pour blessure), ça fait quelques attaquants réputés dans la tribune !

 

«  Je retrouve mon niveau de Charleroi »

 

Si on signale au petit Pär, dans la foulée, que le jeu Anderlechtois manque toujours un peu de fluidité, de variété quand l’adversaire fait opposition (vendredi, à 0-0), et que les mauves perdent trop de ballons… quand ce n’est pas lui qui en fait usage, il signale : « Trop d’indisponibilités, l’équipe change tout le temps. Pas l’idéal. Je crois qu’on progresse. Voyez les prestations de Fred – lisez Peiremans, effectivement plus efficace que d’autres plus huppés. Si on met Bruges de côté (on se reverra au deuxième tour), on a chaque fois gagné, et mérité de le faire, contre des équipes qui jouaient le jeu comme nous. Au Standard, on était les meilleurs, non ? Et puis, j’ai moi aussi perdu trop de ballons vendredi. Avec la seule excuse qu’il s’agissait de passes décisives, donc par nature risquées. Je peux encore mieux. Vous savez, je suis très dure avec moi-même (rires).Mon meilleur match sous le maillot du Sporting ? On me parle toujours de Milan, mais j’en ai joué d’autres. Disons que je me sens revenir aujourd’hui au niveau qui était le mien à Charleroi. Avec ce formidable Neba Malbasa ! Bon souvenir. Si vous le rencontrez, remettez-lui donc mon bonjour ! »

 

L’exemple d’Alost, à la dérive, qui aurait pu s’en retourner avec une pelletée de but dans la musette, pourrait justifier à postériori l’attitude tactique ultra-défensive de Van Der Eycken six jours plus tôt sur cette même pelouse ? »Je suis sûr qu’il est un très bon entraîneur, d’après les échos que j’en ai. Je dis juste que si on veut que le football belge devienne meilleur, il faut montrer un peu plus de choses offensivement. »

 

« Je suis en fin de contrat, il vaut mieux que je me montre »

 

Pär Zetterberg est tout le contraire d’une vedette d’Anderlecht, telle qu’on se l’imagine : pas une once de prétention chez ce petit Scandinave, toujours simple. Il doit sans doute beaucoup au changement de cap opéré par Johan Boskamp depuis qu’il est revenu à la tête de l’équipe Anderlechtoise. Quand on évoque le nom de Degryse, le petit Suédois ne crache pas dans la soupe : « Je m’entendais mieux  avec Marc que les gens ne se l’imaginent, sur le terrain et en dehors, mais bien sûr je touchais moins de ballons offensivement qu’aujourd’hui ».

 

   Le président Vandenstock est le premier à penser que le départ de l’ex-Brugeois    (qu’ il ne porte guère dans son cœur, question mentalité surtout) a contribué à libérer Zetterberg et… Boskamp. Sans qu’on en parle ouvertement, la saison dernière, nous avons connu Pär avec des « états d’âme », des envies d’aller voir ailleurs, des sentiments frustrants comme quoi certains pouvaient tout se permettre…  « J’ai besoin de travailler beaucoup à l’entraînement. C’était le cas avec Robert Waseige. C’est le cas avec Johan Boskamp depuis son retour. Il a changé son fusil d’épaule, c’est vrai. Je ne sais pas si ça plaît à tout le monde, mais moi j’apprécie. Ceci dit, c’est moi aussi qui ai mis une saison à revenir de ma sérieuse opération au genou. Coup classique des joueurs qui ont mon tempérament : J’ai sans doute un peu trop forcé la nature. La saison dernière, je n’ai jamais évolué à mon niveau. Je me trouvais lamentable (re rires), le plaisir de jouer me manquait un peu aussi, mais j’ai toujours gardé l’espoir. Déjà lors du dernier stage en Italie, J’ai senti que je retrouvais petit à petit mes marques. Cela tombe bien : cette saison est importante pour moi, je suis en fin de contrat, il vaut mieux que je montre quelque chose, sourit-il. Il faudra tout gagner en cette fin  95 pour passer de bonnes fêtes : en coupe face au Lierse, à Charleroi et contre Ekeren, mais ce n’est pas ce que l’appellerais un programme facile ».

 

Samedi soir, Zetterberg a humé un peu d’air du pays à… Malines, où il a retrouvé son compatriote Erikson qui découvre Charleroi. Ils déjà convenu un petit souper sympa. « Les dirigeants carolos comme le gardien de Norkopping m’ont contacté pour savoir à quoi s’en tenir l’un envers l’autre. J’ai surtout pu renseigner mon compatriote, et dire au Sporting que Lars était de bonne mentalité. C’est que je ne l’ai pratiquement pas vu jouer. Par contre, j’ai appris à le connaître humainement en équipe nationale, il était toujours sur le banc, et… j’étais souvent assis à côté de lui ».

 

                                                                                                                                

 

                                                                                                                C.C.

 

 

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