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Compte rendu - Journée du 4/12/95: Malines –Charleroi: 1-2

 

 

SOURCE : LE JOUR-LE COURIER

 

Arbitre : M. Sandra

 

Ass : 5.500

 

C.J : Missé Missé – Brogno – Teklak – Balog -

 

C.R : Rémy

 

Buts : Balog (29’, 0-1) – Missé Missé (36’, 0-2 – Dodik (65’1-2)

 

Malines : Drouguet – Vreven – Van Aken – Gijsbrechts – Segers – Valgaeren – Peeters (46’, Minko) – Leen – Peetermans (46’Pereira) – Dodik –                     Martens (76’, Mauroo)

 

Charleroi : Frans – Willot (70’, Teklak) – Silvagni – Van Meir – Rasquin – Casto – Missé Missé – Krncevic (75’, Rémy – Balog – Brogno (89’, Fiers) – Bukran -

 

 

 

         Charleroi se débouche l’horizon

 

Le duel entre le cinquième et le sixième a tourné à l’avantage de Charleroi. Les zèbres, qui ont retrouvé un solide moral défensif, ont désormais rejoint Molenbeek à la quatrième place du classement, l’Europe restera sans doute un pieux fantasme !

 

   Est-ce par crainte, dans l’actuel climat de suspicion, d’être comparé à René Vandereycken, que Willy Reynders a snobé le Sporting de Charleroi ? Le Kavé, avant la visite des Carolos, restait sur deux victoires consécutives et pointait à la cinquième place du classement, justement devant les Zèbres. Il n’en fallait pas davantage pour offrir aux fidèles des Casernes un nostalgique parfum d’Europe.     Mais le successeur de Walter Meeuws n’a pas digéré la suspension de Czernia, combinée à un début d’euphorie. Alors qu’il avait bâti ses meilleurs résultats avec une défense à cinq hommes, Reynders envoyait Vreven et Segers au casse-pipes, sur les flancs. C’était oublier que les Zèbres ont retrouvé un certain mental défensif depuis un certain nul blanc, arraché à Bruges. Et c’est Luka Peruzovic qui, une nouvelle fois, prouva sa justesse tactique et sa capacité d’analyse.

 

   Puisqu’il avait opté pour Frans entre les perches, qui attendait Erikson sur le banc ?

 

Ce faisant, Peru intégrait le nouveau, mais se privait d’un joker étranger possible en la personne de Brncic. Pari gagné. De plus, le Croate a dribblé tout son monde en titularisant Bukran à la place de Mommens suspendu. A l’inverse, la suspension de Gérard était logiquement compensée par la présence de van Meir au back droit.

 

Duel tactique

 

La rencontre pouvait opposer le cinquième à son suivant immédiat, elle ne fut que rarement une propagande pour le sport-roi. Mauvaise habitude actuelle. La première période, outrageusement tactique, voyait Charleroi s’envoler au marquoir, via deux phases enfin dignes du nom. Le second time était plus débridé, mais trop haché par le jeu physique des adversaires. Là Charleroi a joué avec les mêmes vertus qu’à Bruges : solidarité et engagement. Peruzovic visait juste en sortant Willot et Teklak. Ce dernier récupérant le flanc droit laissé vacant par Van Meir, qui reprenait le rôle de Wuillot, en marquage sur Dodik.

 

Dans l’autre camp, Reynders sortait… son meilleur buteur, Martens, au profit de Mauroo. Bart a peut-être disputé la coupe d’Europe avec Waregem en 1984, il n’en reste pas moins un pur défenseur.

 

C’est en première période que Charleroi posa les jalons de sa victoire. En… posant son jeu, d’abord.  En ne se ruant pas tête baissée dans le piège malinois ensuite. La maladresse du Kavé en phase de construction étant manifeste, Charleroi ne s’est jamais dégarni, à l’image de Sylvagny et de Van Meir fidèles garde-chiourmes.

 

Frans gagne le match !

 

Prudents, les Zèbres s’appliquaient à ébaucher quelques contres bien enlevés. Comme à la demi-heure, où Casto sortait, balle au pied, de sa défense. Retrouvant, l’espace d’un instant, sa baguette de meneur, il lançait Michel Rasquin. Le stopper s’était engouffré dans l’axe, attirant dans son sillage une nuée de maillots rouge et or. Tibor Balog, isolé à gauche, n’attendait que le coup d’œil de Rasquin pour se présenter, seul, devant Drouguet. Le Hongrois ne tergiversait pas devant la cible et glissait le cuir sous le corps du gardien (0-1).

 

Charleroi doublait rapidement son avance, sur l’autre flanc cette fois. Bukran déboulait à droite, ballon vissé aux pieds. Son centre-tir était facilement dévié, d’une pichenette de Missé Missé, qui fêta là sa huitième rose (0-2).Malines disposait encore d’une mi-temps pour redresser la barre. Maisse heurta chaque fois à un Franky Frans motivé comme jamais. Le gardien carolo sortait deux buts tout fait des pieds de Leen et Dodik.

 

Le Bosniaque trompa néanmoins Frans à 20 minutes de la fin, d’une reprise fulgurante sous la latte (1-2).Moment choisi par Peruzovic pour lui coller Van Meir aux basques. Et le Limbourgeois remporta tous les duels, jusqu’au terme d’une rencontre allongée de cinq bonnes minutes par M. Sandra. Est-ce L’exclusion de Rémy, double carte jaune, qui avait retardé à ce point la pendule ?

 

Péruzovic craignait… de perdre ses deux gardiens

 

« Mon choix d’aligner Frans et de placer Eriksson sur le banc a surpris tout le monde, souligne malicieusement Moustache de velours. Ma décision est cependant logique, car ce soir (samedi), j’aurais pu perdre définitivement mes deux gardiens, ce qui aurait été un comble. Imaginez que j’aie titularisé Erikson et que le Suédois soit passé en travers de son match. Je le démoralisais complètement. Frans, je ne l’aurais jamais récupéré psychologiquement ».

 

   Petite pagaille, dans les travées. Pierre Drouguet, énervé par l’allure victorieuse un peu ostentatoire des Carolos, s’en prenait à leur président : « Pourquoi diable avoir été chercher un keeper aux pôles nord ! Celui-ci ne vous convenait donc pas ? Il vient de vous rapporter quatre points en deux déplacements ».

 

   Spaute ne réagissant pas, Drouguet de poursuivre : « Moi, je défends juste la profession… »

 

   Willy Reinders a- t- il eut peur d’être comparé à Vandereycken en allégeant son assise défensive ? Il élude la question, et préfère une évocation stoïcienne de l’existence footballistique : « C’est ça le foot ! Nous ne méritons pas vraiment notre point au Lierse, encore moins notre dernière victoire à Alost. Charleroi nous a battus sur deux contres et nous aurions largement mérité d’égaliser. La chance en a décidé autrement… »

 

                                                                                                      Arnaud.Quinet.

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