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Henri Fonbonne a réconcilié les clubs et le comité provincial

fonbonne1 thIl est temps pour Henri Fonbonne de jouer le 10 au loto : Il a été secrétaire du club de Jupille pendant 10 ans, voilà 10 ans maintenant qu’il est président du comité provincial liégeois et 10 ans aussi qu’il habite Xhoffraix…

Il fut un temps, pas tellement éloigné, où les membres du comité provincial (ils sont 12 à former la cellule sportive) recevaient des volées de bois vert à chaque occasion et se faisaient traiter de tous les noms d’oiseaux à chaque décision. Simples domaines parmi d’autres: le calendrier et les remises. On disait même qu’ils étaient surtout les plus forts pour se précipiter sur les morceaux de tarte aux réceptions de la mi-temps…

 

Grâce à un énorme travail d’écoute, de patience, de diplomatie, de pédagogie et d’explications, Henri Fonbonne et ses collègues réussissent maintenant à « beaucoup mieux passer », comme on dit. Bien sûr, des grincheux, des récalcitrants, des gens qui veulent le sac et les poires et qui se contredisent d’une phrase à l’autre, il y en aura toujours dans tous les clubs…

Quatre travaux bien utiles

« A 64 ans, je vous avoue que je ne compte plus faire de vieux os au comité provincial. D’abord question de santé : j’ai un ligament en fibre de carbone au genou droit et ce n’est pas toujours gai à supporter. Je suis toujours amoureux du foot provincial, mais je ne me sens plus tellement à l’aise au sein de la fédération. Le « national » nous soutient trop peu. Les provinces, flamandes ou wallonnes, qu’importe, reçoivent trop peu d’aides, structurelles et financières. »

Un comité provincial est en principe partiellement renouvelable chaque année. Mais les nouveaux candidats sont rares, voire inexistants…, c’est tout dire.

« Notre boulot, dit Henri, se résume en 4 phases : l’organisation des compétitions, les mesures disciplinaires (suspensions, etc), le contrôles des clubs (notamment leurs installations) et le règlement des litiges (entre clubs et affiliés ou entre clubs eux-mêmes). »

A côté des 12 membres du « comité sportif, le comité provincial compte 5 personnes rémunérées : quatre employés et le manager Didier Petitjean.

« Il nous faudrait un juriste ! Certains dossiers deviennent très complexes et d’ailleurs, les clubs sont souvent représentés par des avocats. Le « judiciaire » prend de plus en plus de place dans les règlements fédéraux. En fait, on commet l’erreur de légiférer sur fonbonne2 thdes cas particuliers. Dans d’autres pays, c’est bien plus clair et plus simple. Exemple : la faillite d’un club. Pourquoi est-ce à la fédé de trancher ? Sorry, mais il existe pour ça un tribunal des faillites dans la société civile. La fédé a donné trop de pouvoir à la ligue pro. Tout est aussi une question d’état d’esprit. Généralement, on manque de décisions courageuses, il y a les copains des copains, on essaye de ne léser personne, on tergiverse et les sanctions sont bien souvent dérisoires. »

Des adultes frappent des gamins

Henri Fonbonne et le comité provincial tentent d’aller à contre-courant de cette « mentalité ».

« On essaye d’être un comité à visage humain. Pour nous, une faute à Waremme ou à Saint-Vith, on la traite de la même façon. »

La violence sur les terrains est un de ses soucis majeurs.

« Nos moyens d’agir sont malheureusement très limités. Les coups et les incivilités ne sont pas plus nombreux qu’avant, mais ils sont davantage médiatisés, c’est l’évolution du monde moderne. En revanche, je suis très inquiet quand je vois des spectateurs monter sur le terrain pour aller frapper un gamin. Bon, faut pas généraliser, mais cela s’est déjà produit et c’est un élément nouveau. »

Les assistances en forte baisse, les transferts beaucoup trop nombreux, la perte d’identification, autant de sujets pas vraiment nouveaux, mais toujours préoccupants.

« Il est impératif de revenir à une ambiance de club, avec une majorité de joueurs du cru et 2 ou 3 joueurs extérieurs, pas davantage. Certains clubs l’ont compris et commencent à faire marche arrière. La création des équipes B est une heureuse initiative : elle permet de fidéliser les joueurs, de les garder dans leur club d’origine, même s’ils sont un peu « justes » pour l’équipe A. Pour limiter les transferts, une bonne idée a circulé : l’obligation d’aligner 50% de joueurs qui comptent au moins 5 ans de présence au club. Mais je vous dis tout de suite que c’est râpé : l’UEFA et la FIFA s’y opposent, vous avez compris… »

Les fusions ? Du pour et du contre

L’argent dans le foot amateur, Henri pourrait en parler pendant des heures. Retenons juste quelques petites phrases : « On paye des joueurs pour jouer sur prairie et dans le même temps, ils créent eux-mêmes une équipe de mini-foot où ils jouent gratis… Puis surtout, il y a encore trop de clubs qui s’engagent dans des promesses et des payements qu’ils sont incapables de soutenir à terme… Une autre idée qui fait son chemin : pourquoi ne pas rémunérer les joueurs en fonction du public qu’ils amènent… ? Mais là encore, on n’est pas sorti de l’auberge…»

La province de Liège compte environ 50.000 affiliés et 200 clubs assez stables. Mais des clubs de tradition disparaissent, de nouveaux clubs se forment mais la plupart tiennent à peine 4 ou 5 ans.

« On évoque souvent la solution des fusions pour aider les clubs à s’en sortir. Oui et non, sujet complexe… C’est vrai que souvent, nécessité fait loi, mais une fusion, c’est parfois marier l’eau et le feu, on perd des équipes de jeunes, la « proximité » disparaît, les spectateurs s’y retrouvent encore moins et deux malades ne font pas un bien portant… »

Les fameuses séries à 14 équipes

Les remises et l’établissement du calendrier sont des sujets qui ont été maintes fois rebattus. On ne va pas refaire le monde dans un seul article…


fonbonne3 th« Dire qu’il ne faut plus jouer en hiver, c’est incohérent. Mais les deux journées du jeudi en septembre commencent à mieux passer dans les clubs. On se rend compte de leur utilité quand… l’hiver qui suit est mauvais. Les fameuses séries à 14 résoudraient beaucoup de choses, c’est même moi qui les ai proposées, mais l’assemblée générale les a rejetées. En football plus qu’ailleurs, le changement fait peur. Pour le calendrier, nous recevons une vingtaine de plaintes ou demandes par an, pas davantage. Nous essayons de mieux tenir compte des fêtes de village et nous évitons que deux clubs trop voisins ne jouent en même temps à domicile. »

Cette saison, les feuilles de match « digitalisées ont fait leur apparition. Un progrès qui doit encore être « digéré » par les différents acteurs du football provincial…

« Dès maintenant, grâce à ce système, il n’est plus possible d’aligner un joueur non-affilié, ce qui représentait jusqu’ici de 15 à 20 cas par saison et engendrait autant de scores de forfait. Pour les joueurs suspendus, alignés par erreur ou négligence, on n’en est pas encore au même point et la programmation du système prendra environ 2 ans, mais là aussi, on avance… »

On ne peut que louer le travail de bénédictins de Henri Fonbonne et de toute sa troupe. Leur tâche est ingrate et recueille rarement l’adhésion générale. Ce serait trop beau ! Mais il semble loin, le temps où on l’accusait d’être de mèche avec Helmut Schumacher, le président de Weywertz, dès qu’il s’agissait de décréter une remise générale…

 

 

 

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