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Le local, c'était le cœur d'un club !

Beaucoup de choses ont disparu dans notre football régional, et notamment la notion de « local », ce café qui était le cœur d'un club, là où on sentait vivre son âme tous les jours de la semaine, autour de quelques chopes. Aujourd'hui, quel club possède encore un vrai « local », là où les supporters viennent aux nouvelles, où ils reparlent du penalty ou du hors-jeu du dimanche précédent ? Annonce-t-on encore le match suivant à l'aide d'une petite affiche sur la fenêtre ? Dresse-t-on encore le drapeau sur la façade les soirs de victoire ?
La réponse est bien trop souvent négative, hélas...


« On repasse au local... », se disaient les joueurs après un match ou un entraînement.
Jean Heinen, qui fut directeur du journal « La Cité », écrit dans son remarquable ouvrage, « Une jeunesse verviétoise » :
« Quand mon père ne parlait pas de son travail, c'était de la SRU (Société royale union), club de football dont il présidait la commission des jeunes. (...). Le dimanche soir, on descendait au local du club, le Colonial d'abord et, plus tard, le café de l'Union pour commenter les résultats. Ce furent les seuls cafés qu'il fréquenta. (...). Le lundi soir, il partait assister à la sacro-sainte séance dont il revenait avec Fernand Heuse, un autre comitard, quasi voisin, avec lequel il prolongeait la réunion en refaisant le monde du football au coin de la rue ! »


Henri Dortu, figure bien connue du football régional, se souvient notamment de son époque herstalienne. Dans son propos, deux mots reviennent sans cesse : local et toujours...
« Notre local, c'était la brasserie du Grand Puits, au pont de Wandre. Pour un match en déplacement, on partait toujours du local, tant les séniors que les jeunes. Et au retour, le terminus était toujours au local. Après les matches à domicile, si on voulait encore prendre un verre, c'était toujours au local. J'étais instituteur et mon équipier Thonet, facteur. Le lundi midi, on se retrouvait au local, où on dînait d'une soupe maison et d'une tartine au jambon. En semaine, c'est là bien sûr que le « grand comité » et la commission des jeunes tenaient leurs réunions. Il y avait une petite salle où on servait de temps en temps un petit repas aux joueurs. Albert, le patron, était un ancien footballeur (de l'AS Herstal bien entendu). Dans le café, trônait un footballeur en plâtre aux couleurs du club, dans une position prête à marquer un but !!! Si on voulait parler de football à Herstal, c'est au local qu'il fallait aller, et pas ailleurs... »

Son ami Roger, supporter d'un autre club, embraye dans le même sens :
« Avant, tu allais au local, tu savais tout ! Toutes les nouvelles ! Le classement de la série était tenu à jour, la journée suivante étaient affichée. Le mardi soir, des supporters attendaient dans le café pour connaître les décisions du comité. A présent, je ne sais même plus contre qui joue notre équipe dimanche prochain... »


Henri résume d'une formule éloquente : «
On allait au local, parce que c'était le local, tout simplement... »

Au fil des ans, ces bonnes habitudes se sont perdues, même dans les petits patelins. La notion de « local » a souvent disparu. De nos jours, les réunions se tiennent dans la buvette, économies obligent (cent balles, c'est cent balles, surtout par les temps qui courent...). Après les matches, les joueurs rentrent à la maison... Le local, ils ne savent même plus ce que c'est...
« La vie a évolué, les mentalités aussi.

Sans le local, il manque quelque chose
», ajoute Henri. « La grosse différence, c'est qu'autrefois, il y avait dans chaque équipe beaucoup de joueurs locaux, des gars du cru comme on dit. De nos jours, les joueurs habitent plus loin, se sentent moins concernés, moins attirés, et on les connaît moins aussi... Pour les jeunes, les petits cars ou camionnettes ont été remplacés par les voitures individuelles des parents. C'est l'évolution...»

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